Pour fêter vraiment la musique, Madame la Ministre, prenez 3 mesures urgentes qui ne coûtent rien à l’Etat !

20 juin 2014 à 15h28

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Paris, le 20 juin 2014

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Pour fêter vraiment la musique, Madame la Ministre,

 prenez 3 mesures urgentes et qui ne coûtent rien à l’Etat !

 

En cette veille de la Fête de la Musique, les producteurs membres du SNEP interpellent la ministre de la Culture et de la Communication sur la nécessité d’agir d’urgence en faveur de la filière musicale.

Depuis le début du quinquennat, on peine à distinguer la véritable politique de Madame Filippetti en faveur la musique. Nous n’avons cessé d’être ballotés entre les promesses d’un acte 2 de l’exception culturelle sans véritable ligne directrice, les atermoiements sur la réponse graduée ou encore le projet de centre national des variétés élargi à de nouvelles ressources, dont personne n’entend aujourd’hui plus parler.  Et maintenant ?

Pourtant, dans un contexte politique et budgétaire délicat, des mesures simples et consensuelles existent ! Le temps n’est plus à la parole mais à l’action. Pour le SNEP, trois mesures essentielles et sans impact pour les finances de l’Etat doivent être engagées par la ministre.

Premièrement, la copie privée ne peut demeurer plus longtemps otage de l’attitude inadmissible des importateurs qui ont démissionné de la commission de la rémunération pour copie privée en novembre 2012. Celle-ci ne s’est plus réunie depuis dix-huit mois. Sans attendre davantage, la nomination de nouveaux membres et la convocation de cette commission pour la rémunération  de la copie privée sont une exigence de premier ordre.

En second lieu, la commission ad hoc sur la rémunération équitable doit être recréée. La précédente commission a pris fin en février 2012, et n’a pas été recréée par le ministère de la Culture et de la Communication malgré les multiples demandes des représentants des producteurs et des artistes-interprètes. Pendant de trop nombreuses années, les barèmes de la rémunération équitable ont été figés sans aucune justification, pénalisant les revenus des producteurs et des artistes. Leur réévaluation progressive entamée il y a quelques années doit à présent se poursuivre.

Enfin, il est urgent de rétablir la diversité musicale dans les médias. Le constat est connu de tous et sans appel : aujourd’hui, sous l’effet conjugué de la concentration massive de quelques titres en radio et de la disparition de la musique à la télévision, nos jeunes talents n’ont plus les moyens de rencontrer leur public. La solution pour remettre de la diversité en radio existe : la proposition du rapport Bordes en ce sens doit être implémentée sans délai par voie règlementaire.

Le temps politique doit absolument se mettre au diapason de la réalité économique des producteurs, des créateurs et des artistes.

 

Contact : Guillaume LEBLANC : 01 47 38 04 04

 

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