5 bonnes raisons pour un artiste de croire au streaming

10 mars 2015 à 15h59

Cet article fait écho à celui publié par Daniel Sander pour Hypebot. Découvrez l’article original (en anglais) ici.

1. Un espace d’écoute privilégié.

Le streaming est installé dans les habitudes des consommateurs et il est clairement impossible de remonter la rivière à contre-courant. Les qualités du streaming sont indéniables et correspondent aux attentes des consommateurs aujourd’hui : richesse de l’offre, disponibilité, mobilité, possibilité de découvertes presque infinies…

Pour la première fois en 2014, les revenus du Streaming ont dépassé ceux du téléchargement. L’appétence des consommateurs pour ce mode d’écoute est donc ressentie jusqu’au niveau économique.

Notre infographie « Les chiffres clés du streaming à fin 2014 »

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2. La meilleure réponse au piratage.

Dans le dernier baromètre Hadopi, seuls 5% des internautes déclaraient avoir une utilisation illicite de la musique. Un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. Ce taux s’élève à 24% pour la vidéo, domaine où l’offre légale de streaming n’est pas encore aussi exhaustive que pour la musique.

Autre cas d’école, au Norvège, un récent sondage dévoilait comment le streaming a fait disparaître le piratage des habitudes des jeunes.

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3. Une mise à disposition facilitée.

La numérisation a facilité la logistique de tous les secteurs, y compris en musique. Mais confondre facilité de distribution et succès potentiel est trompeur. On peut donc reprocher à Hypebot de reprendre le vieux mythe de la musique sur Internet. Qu’il suffise de mettre en ligne et distribuer un morceau sur une plateforme comme Spotify et l’on touchera par miracle des millions d’utilisateurs.

La réalité est toute autre, comme l’illustre le rapport « Investing In Music » réalisé par l’IFPI. Ces 10 dernières années, les maisons de disques n’ont cessé d’investir dans la musique mais également dans le marketing. Faire se rencontrer public et artiste, même à l’ère du numérique, relève d’une démarche professionnelle et nécessite d’importants investissements.

L’infographie ci-dessous, tirée du rapport de l’IFPI, indique les investissements moyens constatés pour faire émerger un artiste dans un marché majeur.

infographie-domaines d’investissements des labels

4. Une source de monétisation croissante

Comme nous l’évoquions lors de notre conférence de presse annuelle, le streaming a représenté en 2014 pour la France un chiffre d’affaires total de 72.6 Millions d’Euros, soit une hausse de 34% par rapport à 2013. Le streaming apporte un souffle nouveau à l’économie de la musique dans de nombreux pays.

Voici un petit panorama de l’évolution du marché streaming entre 2013 et 2014 dans plusieurs marchés :

Angleterre : +41%

Allemagne : +78.6%

Italie : +80%

Australie : +111%

 

5. Un précieux outil d’analyse des données

Les services de streaming recueillent et traitent énormément de données sur les préférences de leurs utilisateurs. Spotify est réputé pour avoir utilisé à plusieurs reprises ces données de façon ludique, comme en publiant un guide des préférences musicales universitaires américaines ou avec son service Insights : https://insights.spotify.com/

Ces données serviront évidemment aux artistes et labels afin de mieux connaître leur public et d’affiner certains choix stratégiques.

Le cas Taylor Swift reste isolé et pour de nombreux analystes il relève plus d’une stratégie commerciale que d’un rejet du streaming. Aujourd’hui, le streaming représente la seule source de croissance dans la majorité des marchés importants. Cette croissance devrait s’accélérer et sur le long terme, artistes, consommateurs et maisons de disques devraient tous s’y retrouver.

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